A l’origine leurs rôles se limitaient à combler des rides profondes provoquées par le mouvement musculaire ou redonner du volume en cas de diminution trop marquées dues à l’âge ou en cas de manque structurel.

Avec le temps, en raison du « matraquage » médiatique, des fabricants, du nombre incalculables de médecins « injecteurs » tentés par l’apparente facilitée et l’efficacité de la méthode associée à la demande exponentielles des femmes voulant paraître plus jeune, elles sont devenues l’arme « anti-âge » par excellence.

Très nombreux sont ceux qui ont même franchis les limites de l’esthétique pour rentrer dans la « plastique »  en modifiant complètement le visage des personnes : lèvres démesurées, nez modifié, pommettes surgonflées, etc.

Est-ce justifié ? Pour la partie anti-âge évidemment non, car les mécanismes du vieillissement des tissus ne peuvent être inversés, ni même ralentis par des produits dont la seule fonction est de donner l’illusion d’une peau tendue en surface par le volume occupé en dessous !

Plus grave, la peau au fil du temps se distendra de plus en plus, au fur et à mesure du poids additionnel que représente le produit injecté.

Nous disposons aujourd’hui de techniques réellement anti-âge pour redonner une peau hydratée, stimulée, fabriquer des acides hyaluroniques naturelles et des fibres de collagènes.

Quand à la partie « médecine plastique » c’est un autre débat qui fera l’objet d’un prochain article.

François ALAMIGEON
Docteur en Physique appliquée.
Médecin esthétique exclusif.